La richesse du Chanbara vient évidemment de la multiplicité des styles de combat, mais ils reposent tous sur un même socle de connaissances qu’il faut travailler sans relâche. Toutes les techniques fondamentales sont décrites dans le Cahier Technique de Référence, élaboré par les plus hauts gradés français.
Vous trouverez ci-dessous certains extraits.
Chudan no kamae : la garde la plus commune, position de départ de tout exercice
Pour les droitiers , jambe droite avancée, jambe gauche reculée et relevée, parallèle à la jambe droite.
Le bout de la tsuka du kodachi (le manche) à hauteur du nombril et la pointe à hauteur d’œil. Le kodachi est dans la main droite ou gauche

De cette garde, nous pouvons réaliser les cinq coupes fondamentales du chanbara.
Toutes le sont en armant au préalable le kodachi au dessus de la tête.

La première technique est MEN et vise la tête.

La coupe se fait de haut en bas, avec la pointe du kodachi s’arrêtant à hauteur de ses yeux (imaginer un adversaire aussi grand que soi).
Le déplacement se fait en même temps que la coupe en faisant un pas glissé vers l’avant de la jambe droite suivi de la jambe gauche en même temps que la frappe se termine.
La seconde technique est KOTE et vise les poignets de l’adversaire.

La coupe se fait de haut en bas, avec la pointe du kodachi s’arrêtant au niveau de la ceinture, parallèle au sol.
La troisième technique est DO et vise le buste de l’adversaire.
La coupe se fait de haut en bas, et le bras décrit un arc de cercle de la gauche vers la droite ou la droite vers la gauche.
La quatrième technique est ASHI et vise les jambes de l’adversaire, idéalement entre la cheville et le genou.

La coupe se fait de haut en bas, avec la pointe du kodachi s’arrêtant au niveau de la jambe.
Deux déplacements possibles suivant la souplesse et la puissance des cuisses : fendu (voir dessin) et sauté/baissé les deux jambes au même niveau
Le kodachi est dirigé par le poignet non par le bras.
Le déplacement se fait en même temps que la frappe en faisant un pas glissé vers l’avant de la jambe droite suivi de la jambe gauche en même temps que la frappe se termine
La cinquième technique est TSUKI et vise le cœur, la gorge ou la tête de l’adversaire.
Directement de la position Chudan no kamae, on vient piquer avec la pointe du kodachi (coup d’estoc).
Il existe bien évidemment de nombreuses variantes à ces frappes fondamentales. Mawashi kote, Migi Men, Zanshin Men… ainsi que de nombreuses autres techniques plus avancées avec toutes les armes (sabres et lances).
N’hésitez pas à venir au club pour les découvrir !

